Comme je vous le racontais dans mon précédent article, l'enfance est le temps de l'insouciance mais lorsque l'on grandit, le regard entre adolescents devient différent, dur et critique.
La bienveillance et l'amitié de certains se transforme parfois en une sorte de haine et de toisement presque quotidien.
Comment devient-on victime ? Certains adolescents auraient-ils besoin d'un bouc émissaire pour exister ? Ces profils psychologiques m'interrogent encore aujourd'hui.
La période du collège au lycée a été un vrai défi pour moi car comme de nombreux élèves, j'ai été victime d'harcèlement. C'était un stress de venir en cours, j'en avais la boule au ventre car je ne savais ce qui allait encore se passer, ce qu'on allait me dire.
Quelques fois il y avait des jours calmes et ça me faisait beaucoup de bien.
Lorsque je suis rentrée au collège, il n'y avait pas encore cette folie des réseaux sociaux, mais c'est un peu plus tard que la situation a empirée avec l'essor de Facebook et autres sites où l'on pouvait envoyer des messages anonymes.
Jamais je n'aurais imaginé que tout cela allait me conduire vers ce mal-être constant.
Par curiosité, je me suis créé un compte sur ce réseau anonyme nommé ASK et ce que j'y ai vu m'a complètement détruite ; des messages de haine et toutes sortes de moqueries envers ma personne. C'est à partir de ce moment où mon état physique et mental ce sont dégradés : crises d'angoisses a répétition, hypertension, spasmophilie, des nuits aux urgences et des idées noires, jusqu'à penser a commettre l'irréparable.
Cet article est un peu compliqué a écrire car c'est une période de ma vie très sombre et qu'il est encore difficile pour moi de tout digérer.
Cette période m'a fait grandir tout de même, elle fait partie de moi et je sais aujourd'hui qui je suis et qui j'aspire à être. Ces mauvais moments m'ont forgé une carapace car ils m'ont fait perdre toute confiance en moi ainsi qu'envers les autres. Aujourd'hui grace a mon compagnon et mes amis proches j'arrive à la briser petit à petit, le chemin est long, ils me tirent vers le haut et je peux vous dire que ça fait un bien énorme !
Merci la vie !